31.01.2007
RGrrr :-) / Faites vos vœux ! / Gelée / Coquins ?
RGrrr :-)
Décidément, la campagne présidentielle apporte son lot quotidien de relents nauséeux avec aujourd'hui, en tête d'affiche, les RG.
L'occasion pour zumeurs de retrouver ses viticulteurs en périple pour la défense d'une campagne bien plus saine.
Pourquoi les RG ? Parce qu'ils ne sont jamais très loin, ne serait ce que pour assurer un bon déroulement tout au long du trajet : accompagnement du convoi, éviter des erreurs de trajet (la confusion entre nationale et autoroute est parfois possible) et enfin surveillance plus ou moins discrète.

À la Canourgue, le représentant des RG se présente comme tel et accepte même de parler à Zumeurs. (Bien qu'autorisé et presqu'invité à le faire pour prouver la réelle teneur transparente des propos, Zumeurs n'a pas souhaité prendre de photo). "En zone de campagne, les RG préfèrent jouer la carte de la proximité plutôt que de se dissimuler. Une bonne connaissance des lieux et surtout des permanents qui y habitent, permet de rapidement prendre connaissance de faits et de changements qui peuvent impliquer une enquête. L'arrivée d'un groupe de personnes qui vivent isolés et le plus discrètement possible au milieu d'un Causse peut, le cas échéant, signifier l'implantation d'une secte, la cache de mouvements terroristes. Notre rôle est de réunir suffisamment d'informations pour déterminer s'il y a ou non matière à intervenir."
Ne nous a pas été confié si des candidats à la présidentielle avait une propriété non loin de là :-).
Faites vos vœux !
Le marathon des vœux 2007 s'est achevé ce matin avec l'invitation à la presse de Jacques Domergue, député UMP, pour un brunch avec vue sur la mer depuis le phare de Palavas.

Formule plaisante parce que débarrassée de tout protocole, petit café en main accompagné de quelques douceurs, on devine un désir de convivialité et de dialogue direct et informel. Lassitude des vœux, boycott, manque d'intérêt, peur d'être aperçu en ce cénacle d'opposition, autres raisons ???, les journalistes sont peu nombreux.
Sur place, les élus présents restent philosophes et ne sentent nullement contrariés pour s'exprimer et dénoncer unanimement la main mise du président de la région sur quasiment toutes les institutions. Et de métaphore en métaphore, ce dernier est comparé aux empereurs romains, aux suzerains médiévaux d'une société contemporaine retombée en pleine féodalité, etc. déplorant la dérive autocratique d'un homme dont ses opposants reconnaissent cependant la grande intelligence.

La langue n'est pas de bois, si ce n'est de bois vert pour cogner sur les excès d'un système qu'ils se plaisent à fustiger : logements sociaux attribués selon des priorités qui posent question, etc.
"Quand on sera au pouvoir, il y aura du nettoyage à faire pour ramener de l'équité !"
Les paroles entendues se concentrent prioritairement sur une situation locale jugée intolérable parce que non démocratique, d'autant que les ennuis récents de Georges Frêche leur redonnent énergie quant à leur volonté de nettoyer (le mot Karcher n'a pas été prononcé :-).
Les élections présidentielles ? Le sujet n'a quasiment pas été abordé.
Gelée

Autre épisode de cette belle journée au chateau de Cassan, la découverte des gelées de "Marie Nature" (pas de site, juste un courriel : marienature@wanadoo.fr). Au milieu de confitures à l'ancienne, trois coupelles attirent notre attention : gelée de thym, de lavande et de romarin.
Évidemment, nous tombons dans le piège comme la plupart : "C'est du miel ?" Et non, c'est de la gelée, de la vraie, obtenue par décoction afin d'atteindre une concentration suffisante pour un goût bien affirmé. Et le résultat est là. Étalées sur du bon pain, ça tombe bien, le stand de la boulangerie Gosset, est juste à côté, ces gelées ont de quoi ravir le palais. De palais en château, tout va pour le mieux à Cassan.

Coquins ?

Au fond du parc du même château, non loin du pigeonnier (cf photo), un local que l'on restaure actuellement (d'où l'absence de photos), est noté comme salle de billard (pour avoir lu un jour d'ultime curiosité, les règles des différents ordres monastiques, c'est la première fois que j'entends parler d'une telle disposition). Puis rapidement, une version officieuse nous est révélée. On y aurait accueilli des dames à vertu légère pour des moines soucieux d'établir avec l'abbaye un minimum de distance afin de ne pas troubler la sacralité des lieux lors d'oublis momentanés du vœu de chasteté. Le banc de pierre laisse à penser que les affaires marchaient plutôt bien (cette supputation impertinente n'est cependant pas vérifiable !)

Toutes les photos de cet article sont signés © Hervé Berteaux
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30.01.2007
Vroum... ou grrr ? / Mmmm... / Paysage... / Mmmm... suite
Vroum... ou grrr ?
Ça va mieux dans la police, de quoi être rassuré(e) ! Lors d'une récente visite auprès des services de la Police Scientifique, avait été mentionné que l'on ne réservait, économie oblige, les identifications par tests A.D.N. que pour les cas jugés strictement nécessaires, viols, assassinat, et autres enquêtes pour des contextes particulièrement dramatiques.
Apparemment, la situation financière de la police scientifique s'est améliorée puisque l'on hésite plus à utiliser le test pour assurer l'intégrité d'un bien matériel à savoir un scooter. Il est vrai qu'il y a scooter et scooter, entre ces petits engins qui se sont substitués aux bonnes vieilles "vespas" (littéralement et en latin : des guêpes) d'antan et de véritables monstres que chevauchent en zone citadine de fiers cadres.

Le sujet n'est point là. Pour montrer son attachement à l'ordre public, par un acte exemplaire qui honore de plus sa capacité à assumer sa responsabilité parternelle, un candidat ministre, a pu faire retrouver par test A.D.N., le scooter de son fils. (scooter toujours prêt !)
Autre son de klaxon qui vient probablement de pisse-vinaigres dont on aurait volé le deux roues et qu'on aurait découragé au poste quant à porter plainte pour raison qu'il n'y aurait aucune enquête, ni recherche (seul espoir avoué : 6% des deux roues sont retrouvés car abandonnés par leurs emprunteurs indélicats).
Pour mettre tout le monde d'accord, félicitons-nous de constater que Paris rejoint le club des villes qui proposent une solution alternative aux victimes de vol de scooter : les vélos en libre service.
Vous voulez le vélo, vous l'avez la, vous l'avez lu !
Mmmm...

Il a fait l'unanimité auprès du jury et zumeurs applaudit. Il est beau, vraiment très beau : c'est le futur tramway de Montpellier. Christian Lacroix qui ne se contente pas d'habiller élégamment ces dames, offre de la couleur à notre environnement.

Parmi les vingt projets présentés, c'est le sien qui a été retenu et c'est tant mieux.

Maire de Montpellier
cinq ans pour en rêver !
Après les hirondelles et les fleurs, la future ligne va plus loin dans l'esthétique et apporte sa contribution à l'embellissement et la sérénité locales. De Juvignac à Pérols (avec l'espoir d'un futur terminus à Palavas), ce tramway emportera ses premiers passagers en 2012.
Paysage...

Par le truchement bienfaiteur d'internet, le voyage de nos viticulteurs s'étale, et profite des paysages. Pourquoi prendre tant de temps ?

Pour apprécier bien sûr une France aux multiples paysages que nous envient nombre d'autres terriens, humeur confortée par les chiffres toujours aussi bons du tourisme ; mais surtout pour insister sur le fait qu'un tel trésor, qu'un tel potentiel implique un entretien qui, jusque là, était le fait essentiel des agriculteurs.
La diminution du nombre d'exploitants agricoles signifie en clair que les paysages évolueront de façon plutôt inquiétante. D'un côté des friches, des terres à l'abandon avec ce que cela signifie de risques dont le plus évident est celui de l'incendie. De l'autre, des terres concentrées aux mains d'industriels plus soucieux de chiffre d'affaires que d'équilibre naturel.

Imaginez la France transformée en immenses champs tels ceux à perte de vue de la Beauce, une France traversée par des tempêtes et autres cataclysmes. Une france où Rabelais n'oserait pu railler sur la "platitude" du paysage au nom d'un Gargantua devenu impolitiquement correct : il est "beau ce".
De toute évidence, la confusion "faire" et "se faire" du blé ne concerne pas nos tenaces viticulteurs dont le périple se poursuit.

Même pour ceux qui les critiquent, n'oublions pas que pour comprendre un pays, un terroir, il est fort utile d'aller en respirer la terre, la fouler et rencontrer les gens qui y habitent depuis toujours et qui ont hérité d'une sagesse pluti-millénaire peu écoutée que d'émettre et de se contenter de beaux raisonnements depuis un bureau citadin.

Mmmm... suite & Chocolat
Les viticulteurs ne sont pas les pleureurs que certains aiment présenter. Et s'ils préfèrent vivre de leur travail plutôt que de subventions, ils ne manquent pas d'imagination pour essayer de s'en sortir.

Rencontré à au château de Cassan lors de la récente journée portes ouvertes, Emmanuel Servant, artisan chocolatier, est à l'origine d'une initiative étonnante : la recherche d'alliances de goûts entre vin et chocolat. Culturellement, l'idée n'est pas implicite mais il suffit de goûter pour être convaincu et pour comprendre tout l'intérêt de la démarche. Imaginez un verre de vin rouge acompagné d'un chocolat au basilic et à la tomate confite ?
Surpris ? Circonspect ? Zumeurs vous l'assure, c'est sub...til, c'est sub...lime.

À noter dans vos tablettes : de quoi avoir envie de se tenir à carreau !
En prime : un site à croquer !
Toutes photos de ces reportages par © Hervé Berteaux
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29.01.2007
Ça remue par ici
Un nouveau festival pour un Jamaicain dans la ville, un nouveau Musée, encore et toujours des vœux, le tramway n°3 qui dévoile cette semaine sa nouvelle robe (rouge et noir dit-on dans les rumeurs), ajoutez à cela un peu de théâtre et une nouvelle asso "Hydroxyde" qui, pour ne pas rouiller dès sa naissance et aider les groupes émergents, invite les Roultaboul à se pencher sur leur berceau.
Sans compter sur des surprises et des imprévus, les zumeurs vont avoir un février plutôt galopant.
Heureusement que non loin de Pézenas, l'humeur était à prendre l'air dans l'abbaye-château de Cassan qui ouvrait ses portes au public.

Pour donner le ton (pas de jeu mot svp), l'équipe du château (près de Roujan et de Pézenas) avait mis les bouchées doubles pour que l'accueil soit des plus chaleureux. Malgré les inévitables courses à droite, à gauche pour régler des problèmes de dernière minute, nous ne pûmes qu'apprécier la disponibilité et les gracieux sourires de l'équipe de communication.
Ce château a eu une histoire assez mouvementée. Zumeurs aura à cœur de partager prochainement quelques anecdotes à son sujet. Abbaye, résidence d'apparât de dignitaires, école de cirque, etc., cet inventaire incomplet d'utilisations donne déjà les premières explications quant aux aménagements successifs plus ou moins heureux que le lieu a subi et qui implique que soient faites de nombreuses restaurations. Ses destinations actuelles et à venir sont celles des visites du public, de l'accueil, du réceptif (concerts, séminaires).
Le gros problème du château est son isolement par rapport aux grandes villes de la région. Comment le faire connaître ? Cette journée portes ouvertes s'inscrit dans un plan général de communication destiné à attirer le pèlerin qui, tout en découvrant le lieu, ses jardins, les salles, etc. , peut déguster vin et autres produits de l'agriculture et de l'artisanat.
Le concept n'a rien d'original mais zumeurs a noté que le niveau de qualité des produits exposés était excellent avec quelques originalités dont nous reparlerons dès demain.


De fait, de fête, les couloirs du château prenaient un air de marché, voire de cour des miracles au passage d'une troupe occitane (Saboï) qui fit vibrer les voûtes à coups de galoubet et de tambours avant de rejoindre la grande nef de la chapelle, désormais plus culturelle que cultuelle.
"Nous n'attendions pas tant de monde !" avouait-on satisfait côté organisateur.
La magnifique lanterne des pèlerins avait donc bien indiqué le chemin.

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28.01.2007
Paradoxe politique et Alligot
Paradoxe politique
À peine embarqué avec mes compagnons d'infortune viticole, me fait-on promettre de ne pas dévoiler la véritable destination du jour : La Canourgue et non Marvejols, où certains collègues m'ont avoué nous avoir cherché !

La raison d'un tel secret :-) est d'ordre politique. Le président de la région a certes appelé en matinée les citoyens du Languedoc-Roussillon a soutenir au delà de tout clivage politique la viticulture de la région, mais de là à admettre que le convoi puisse faire étape en une zone apparemment excommuniée parce que très liée à son prédécesseur en région (lequel n'était d'ailleurs point présent parce que retenu par quelque obligation officielle du côté de Mende).
"On a du faire semblant" (aurais-je du entendre "sans Blanc" ?). Allez savoir.
Provocation des viticulteurs ? Que nenni, soucieux de ne point trop bourse desfermer, il avait tout simplement choisi de répondre à l'invitation d'un ami. Et comme il est rare que l'on choisisse où ces derniers implantent leur nid...
Pas de quoi faire un fromage... mais plutôt un alligot.

Puisqu'il est question d'amitié, une notion que nous autres citadins balançons à tort et à travers, allant parfois jusqu'à l'oxymore en certains regoupements d'individus (tels les partis politiques par exemple), je dois avouer qu'en cette circonstance, elle est des plus solides et s'exprime avec force convivialité autour d'un alligot des plus reconstituants et des plus mémorables.

Curieux point commun entre journaliste (je suis tout seul) et paysans, une solidarité évidente quant aux doux fruits de la treille (en toute modération bien sûr, hips), dosé juste ce qu'il faut pour faire de la soirée un moment agréable et mémorable.

Je dois avouer un crime épouvantable. N'étant pas dupe de la volonté de mes frères d'un jour de m'entraîner vers quelque exagération dans la volupté éthylique, Il m'est arrivé de reverser un peu de mon verre dans ceux des voisins m'arrêtant, pour des liquides tels que la carthagène (excellente), au simple stade de la dégustation. Mon grand-père, aujourd'hui défunt, agriculteur en son temps et sous d'autres cieux, farceur notoire, m'avait sûrement prévenu en mon inconscient.
"Bon, c'est pas tout, demain il y a de la route !"
Une parole sage pour conclure une journée bien remplie.
À demain !
Du côté de Montpellier : des Toulousains à l'Antirouille

Ça pulse, ça énergétise, ça joue... Fort de leur enthousiasme, les Black Bombay réussissent l'exploit de créer une belle ambiance dans une salle pourtant peu remplie. Les sept musiciens proposent un répertoire qui mêle nombre de styles sans prise de tête. Malgré quelques petits problèmes de sono (la table de l'Antirouille semblait étrange et étrangère au sonorisateur du groupe), les instruments sont bien en place avec des plans sonores équilibrés. Aucun musicien ne cherche à tirer la couverture, pas même le leader (chant et guitare) qui réussit l'équilibre délicat et fragile entre charisme personnel et cohérence du collectif. Ce concert est un moment de partage des plus sympathiques. Pas de prétention, pas de frime ni de cinéma inutiles, ils sont dans leur trip et bienvenue à qui les rejoint.

Espérons que cette étape à Montpellier ne les aura pas trop déçus et qu'ils auront à cœur de revenir devant une salle cette fois-ci bien remplie. J'imagine déjà l'ambiance ! Les oreilles de Zumeurs feront tout leur possible pour être là !
des photos du concert prochaînement sur photohb.free.fr
ps/ toutes les photos de cet article sont signées © Hervé Berteaux
10:00 Publié dans Actualités, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.01.2007
Fago espagnol et paille italienne
Fago espagnol
En Espagne le maire de la petite commune rurale de Fago (25 habitants) est retrouvé assassiné. Citadin venu s'installer à la campagne, il se montrait tatillon et ne manquait jamais d'affirmer une autorité qui déplaisait fortement à ses administrés. Voilà le point de départ d'une énigme qui implique de nos jours les services de la police scientifique et des médecins légistes

L'occasion de revenir sur deux visites que Zumeurs a pu - grâce au Club de la Presse de Montpellier - accomplir à savoir : la Police Scientifique et la Médecine Légale. Deux services par nature discrets d'où l'absence de photos.
Dans les deux cas, les guides de la visite n'hésitent pas à répondre aux questions et a fournir des anecdotes en veux-tu, en voilà. Même dans la présentation de sujets morbides et glauques (document visuels à l'appui), ils font preuve d'un humour que n'aurait pas désavoué un Desproges. Sans doute une carapace pour se protéger du choc violent des situations qu'ils ont à affronter.
Que dire de ces services si ce n'est d'un côté, un grand professionnalisme et la volonté de communiquer avec les gens de presse (un dialogue en amont permet plus de compréhension au moment des crises puisqu'un minimum de culture commune a été établie) et de l'autre pour des raisons de gestion et d'embrouillaminis administratifs, de véritables problèmes de fonctionnement.
Un exemple : la médecine légale risque de ne plus pouvoir exercer certaines de ses missions exercées dans les locaux des hôpitaux (autopsies, examen de victimes, levée de corps...) car ceux-ci ne les accueillent qu'à titre "courtois" et comme on serre les budgets...
De quoi voir l'avenir en sombre notamment au niveau des victimes et de leurs proches pour lesquels, il est important que lumière soit faite afin qu'ils puissent retrouver un équilibre psychologique et assumer le deuil d'épreuves très pénibles.
Pénibles : oui assurément, le boulôt d'un légiste l'est. Autre "blindage" que nous explique notre hôte, la pratique d'une autopsie implique de ne plus considérer le corps exposé comme une entité humaine liée au vivant mais le temps de l'opération qui peut être assez "gore" en certaines de ses manipulations, comme un objet qui peut apporter de précieux renseignements. La plupart du temps, et pour faciliter cette distanciation, le visage du défunt est recouvert.
Vous commencez à comprendre pourquoi il n'y a pas de photos. Même les salles vides que nous avons visitées mettent une véritable pression. Je renverrai toutefois les lecteurs en mal d'images aux dernières séries américaines, en particulier celle des experts Las Vegas pour retrouver des décors assez authentiques, une fois les lumières bleutées pseudo-scientifiques éteintes et les scénarii oubliés.
Faut-il être monstrueux pour exercer un tel métier ? Pas le moins du monde, bien au contraire, les personnes rencontrées ont la tête solide et à la question "Qu'est-ce qui est le plus terrible dans votre métier ?". Ce ne sont pas des images, des situations qui nous reviennent mais toujours ces mêmes mots : "Le pire ? Ce sont les témoignages des enfants qui lâchent tranquillement, sans y voir de mal, tellement ils ont été conditionnés hors de tout repère, la description à coups de mots maladroits des sévices que leur ont fait subir des adultes criminels. C'est ça le plus dur, d'autant qu'à chaque fois que l'on croit toucher le fond, il ne faut pas douter qu'un jour ou l'autre, on entendra pire. En ce domaine, cruauté et ignominie sont sans limites."
Nos grands professionnels ont un cœur gros comme ça et il faut les remercier d'assumer cette part d'ombre épouvantable de l'humanité.
Après le Fago, la paille d'Italie
Eugène Labiche, écrivain de théâtre et académicien du XIXe siècle, arrive à troubler toute une noce à partir d'un simple chapeau de paille (néanmoins de belle facture et qui plus est d'Italie s'il vous plaît !) et entraîner son public dans une suite de situations loufoques et invraisemblables, de quoi assurer ce qu'on appelle un bon divertissement, fort utile me concernant après ma visite matinale (cf ci-avant).
La troupe du Zinc Théâtre, accueillie dans le beau théâtre municipal de Sète, relève le défi d'une écriture folle par une mise en scène colorée, agitée et joyeuse. Les situations sont bien vues, le rythme soutenu. Le public apprécie et rit abondamment même si, de temps à autre, l'ambiance retombe un peu. Le jeu des acteurs est parfois un peu outré mais sans excès : le burlesque vaut bien cela. Le décor est simple, basé sur des pans de mur que les acteurs déplacent à vue. Les lumières et les effets visuels sont agréables et bien intégrés dans l'ensemble du spectacle.
Seul point réellement dérangeant : la partie musicale. On ne voit pas trop à quoi sert ce guitariste, au look contemporain, qui situé côté cour, interfère de temps à autre avec des acteurs dont il ne partage pas l'unité de costumes, plaque quelques accords sur une bande-son ou accompagne de courts extraits chantés par des comédiens dont on ne comprend pas les paroles. Impression négative renforcée par un réglage de sonorisation en décalage complet avec les plans sonores du jeu théâtral. Le contact musicien-acteur fait huile et eau, tant dans le fait que le musicien semble incongru sur la scène que dans le fait que les comédiens pris dans l'énergie du jeu théâtral, se révèlent être de trop modestes chanteurs nous faisant perdre au passage quelques éléments d'un texte dans lequel Eugène Labiche a glissé de ci de là de très belles perles qui n'ont pas pris une ride. Une bande-son aurait largement suffi et nous aurait maintenu dans la cohérence du jeu scénique, lui bien maîtrisé.
Malgré ces réserves, la soirée fut plaisante, dans la plus pure tradition d'un divertissement à la française
Là encore, interdiction stricte quant aux photos.
Pendant ce temps-là

Le périple continue... Nous retrouverons nos amis viticulteurs dès demain.
09:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.01.2007
OGM / Petits pépins / Qui casque ?
OGM dans la rue
C'était annoncé et malgré le froid, quelques courageux sont venus manifester en faveur de l'établissement d'un moratoire pour l'interdiction des cultures transgéniques.

Ambiance bon enfant, déguisements et slogans de bon aloi devant une foule plus préoccupée par son train train quotidien que par le sujet d'une manifestation dont ils liront peut-être le tract. Pas vraiment le succès, "Journée tranquille" confie un collègue journaliste.

Pas facile donc, de sensibliliser le public. Espérons seulement que ne viendra point l'heure où seront atteints les uns et/ou les autres par quelques troubles de santé aux effets irréversibles. Le principe de précaution revendiqué en ce jour serait alors devenu obsolète.

Au delà du procès des faucheurs volontaires de Guyancourt dont le procès se déroule à la même heure à Versailles, revient un paradoxe fréquent entre différence d'appréciation de la situation aux niveaux gouvernemental et européen.

Petits pépins (suite du périple viticole)
Bien sûr il ya des tracteurs flambants neufs mais derrière eux, il y a les remorques avec leur décor, fabriqué en toute hâte, peu avant le départ.

Et comme, il y a en ce premier jour, un vent incroyable, un piquet se déssoude du côté de Montpeyroux. L'occasion de mettre à contribution un réparateur agricole local pendant que nos aventuriers en profitent pour échanger avec des viticulteurs du village. Ainsi, il n'est plus vraiment question de perte de temps puisque s'accomplit une des missions affirmées de l'opération : aller à la rencontre des autres et échanger.
La compréhension est évidemment optimale : à Montpeyroux, l'économie viticole est très importante. Autre avatar lié au vent, un des panneaux sera momentanément enlevé pour ne réapparaître qu'à saint Flour (24h plus tard).

Grrr... Qui casque ?
Autre petit tracas à la limite du cocasse qui tient - malgré une préparation minutieuse de l'itinéraire avec les autorités - de l'imprévu. Le convoi, qui ne peut emprunter que les routes nationales ou départementales, se retrouve à quelques kilomètres de l'aérodrome de la Cavalerie nez à nez avec un barrage de forces de l'ordre plutôt conséquent.
Redoutant une manifestation de paysans, les gendarmes et autres garants de l'ordre public (ils sont vraiment très nombreux), garent en toute urgence deux camionnettes en travers de la petite route pendant que se déploient plusieurs CRS avec casques et boucliers.

Moment de confusion qui trouve rapidement son explication. Loin devant nous dans le ciel, un jet décolle avec à son bord un ministre qui n'aime pas être dérangé, ni photographié. Un brin parano sans doute, au point de s'entourer le temps d'une visite en Aveyron d'un service d'ordre de plusieurs centaines d'hommes et d'un matériel roulant très impressionnant.

Pour info, il était tourné vers une autre direction et à plus de cinq kilomètres de l'aérodrome.
Faute d'information précise, un petit grrr au passage :
Qui paye les frais d'un voyage où existe une forte confusion quant à la visite entre le statut de ministre et celui de candidat à la présidence, les contribuables ou le parti qu'il représente ?
Retardés par cette circonstance, difficile pour les trois seuls reporters présents, une équipe télé et votre serviteur de trouver de quoi se réchauffer après une attente un peu longue en extérieur. Enfin trouve-t-on un petit restaurant à la Cavalerie qui sert encore en ce début d'après-midi un petit plat dont la cuisinière revendique la spécialité. "Vous avez de la chance parce qu'on attend un groupe et qu'en plus aujourd'hui je sers ma spécialité : du poulet !".
À considérer la salle de restaurant et le nombre de gendarmes qui déboulent peu après, je ne suis pas sûr que la brave et compétente cuisinière ait saisi toute la portée de sa phrase :-).
Je précise que le reste du temps les rapports du convoi avec les forces de l'ordre ont été des plus cordiaux notamment lors d'accompagnements pour sécuriser la route dans les temps de brouillard. Avaient-ils le droit d'en emporter, j'ai bien vu que nos pandores aveint eu droit comme tout autre citoyen à quelques compensations vulnéraires.

De quoi commémorer de digne façon un séculaire rapprochement qui eut des conséquences très graves (cet épisode de la crise viticole de 1907 sera prochainement présenté dans zumeurs, sous la plume de Fabien Bages)
12:00 Publié dans Actualités, Coup de coeur/Coup de griffe, Débat/Forum, Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.01.2007
Argentine toujours et tango / Grrr / En tracteur : au premier jour
Argentine toujours et tango
Décidément, l'actualité nous invite à regarder vers l'Argentine. Après la conteuse Susana Azquinezer qui enchanta, il y a deux jours, le public de Frontignan, l'écrivaine Elsa Osorio est venue - dans le cadre des Rencontres Sauramps* - présenter son dernier livre "Cielo de Tango" traduit plus simplement dans sa version française par "Tango".
* 60 ans d'aventures sereines entre la librairie et ses fidèles lecteurs !
Elsa Osorio et son livre décliné en deux versions
(à gauche, Espagne - à droite, France)

Le tango, danse noble, sensuelle et puissante, devient dans ce roman un véritable personnage qui traverse l'histoire de son pays originel, la fait découvrir, tout en jouant le rôle de fédérateur entre tous les Argentins. Ces derniers sont en effet un peuple très hétérogène entre populations d'origine et celles arrivées par les nombreuses vagues d'immigration.
La musique et la danse font oublier le barrage des langues et donnent des couleurs et de la vie à ceux qui s'y adonnent !

Et cet engouement, ce lien puissant et fort, dépasse largement le strict cadre géographique de l'Argentine, se teintant de ci de là, comme toute tradition qui voyage, des couleurs d'autres cultures. Marie-José Castaing qui interviewait l'écrivaine, a même fait mention d'un tango finlandais. Le monde du show biz s'en est également emparé avec des expériences certes discutables mais bien réelles telles celle du Gotan Project.

La plus belle démonstration restait celle d'un public venu très nombreux dans le hall de la Bibliothèque Émile Zola (250 personnes). En parler c'est bien, écouter et voir, c'est encore mieux.

Et le bandonéon dans le mains expertes de Jack Floues d'égrener ses notes mélancoliques, et Betti Jorge et Roberto Romanelli de nous envoûter par une puissante démonstration à telle enseigne que Elsa Osorio voyait vivre sous ses yeux, en la personne de Betty Jorge l'incarnation d'un de ses personnages. Quelle belle rencontre !
Grrr
La noblesse du tango n'arrive pas à me détourner complètement de la misérable contemplation d'une autre danse, la valse pitoyable de certains sombres personnages avides de s'emparer du poste de Président de la République. Coups bas, investigations, enquêtes illicites... Il est des candidats qui, si les faits énoncés s'avéraient exacts, ne sont vraiment pas en adéquation avec la haute image qu'ils revendiquent et prétendent vouloir défendre pour notre bonne vieille France.
Est-ce ainsi que l'on pense motiver une population quant à être de dignes citoyens ?
En tracteur : au premier jour (suite du périple)
Le convoi a donc quitté Montpellier, accompagné en ses premiers kilomètres, par des supporters dont les plus touchants (et également tenaces) ont suivi en scooter jusqu'aux contreforts des Causses.


Rapidement une question qui aurait pu être polémique, a été posée : "Pourquoi ces tracteurs tout beaux, tout neufs ! Comme image de précarité, on peut faire mieux !"
La réponse est explicite : "Nous autres paysans n'avons pas les moyens d'assumer seul ce périple et il est important et surtout réjouissant de constater qu'aux viticulteurs, se sont associés nombre de partenaires dont les concessionnaires qui ont prêté ces tracteurs."

Du point de vue de zumeurs, la réponse est plus que rassurante. Avec de tels destriers, il ne peut rien nous arriver encore que... affaire à suivre.
Pour infos : toutes les photographies de cet article sont signées © Hervé Berteaux / photohb.fr
11:15 Publié dans Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.01.2007
Susana nous enchante
Susana nous enchante.
Pourtant, Susana n’est pas chanteuse. C’est plutôt une raconteuse d’histoires.
Contez, conteuse ! Pour nous ramener un peu à notre état d’enfant, à ses joies imaginaires et merveilleuses…
Comme son prénom, tout en ondulations, Susana nous conte des histoires aux accents argentins. Et la douceur de ce chant roule bientôt dans nos êtres.
Au début, on lui prête nos oreilles. Elle propose de les emmener.
Puis elle se met à nous parler.
Nous partons en voyage. Nous allons prendre des chemins, rencontrer des gens.
On s’attardera aux côtés de ce tisserand assis près de sa laine au bord d’un ruisseau glacé, on s’éprendra de tel grand-père argentin, on rira du subterfuge que cet homme utilisera pour braver l’autorité de son tsar.
Et tandis qu’on reste là, en suspens aux sons de sa voix mélodieuse, Susana nous fait passer du conte populaire à la fable, qu’elle relève finement de petites « chutes » drôles et joliment vues.
Susana ne joue pas. Elle n’est pas comédienne.
Elle vit avec ses histoires, et a l’air de vouloir nous les dire.
Tout-à-coup, on est un peu complices des anecdotes de sa vie d’exilée. On peut en rougir. C’est un moment intime.
Nous aussi, nous nous exilons et partons à la croisée de multiples histoires qui sont autant de mondes que l’on se plaît à visiter.
Après qu’elle s’est livrée à nous avec toutes ses histoires qui habitent en elle, elle vient nous aborder autour d’un petit verre, le visage éclairé, la blague généreuse.
Alors … vous comprendrez pourquoi quand ça s’arrête, on a envie que ça continue, et vous comprendrez pourquoi samedi, je serai à Frontignan … pour qu’à nouveau, elle m’emmène en voyage.
Marion Bonnefond (à qui Zumeurs souhaite la bienvenue au sein de son équipe rédactionnelle :-)
13:54 Publié dans Loisirs/Culture, Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Frontignan fait ses contes / Le départ / OGM !
Frontignan fait ses contes
Au gré de ses zumeurs, zumeurs s'est rendu hier soir à Frontignan pour un apéro-conte animé par Susana Azquinezer.

Apéro-conte ou opéra conte ? En trois temps, la conteuse a commencé par nous emporter sur les chemins des rêves, des chemins que son sort d'expatriée aux yeux ouverts éclaire de mille soleils. Entre origine juive, nationalité argentine et affection pour la France, Susana réside actuellement en région, histoire de retrouver les sensations de chaleur et de lumière de son pays natal. Avec une énergie tranquille, inspiré par un humanisme fort, Susana Azquinezer se glisse dans ses histoires, dans ses personnages et l'air de rien, jette sur nous un charme efficace, générateur de philosophie et de bonheur sereins.
Bonne nouvelle, elle remet cela samedi soir prochain au même endroit à 19h (Centre Culturel François Villon) avec en prime deux musiciens pour ajouter toujours plus de couleurs aux récits (Zumeurs y sera !). À nos imaginaires de faire le reste.

S'ensuivit un bref exposé sur la véritable nature des contes et des conteurs, exposé pertinent et simple à la fois tant pour des publics "néophytes" que pour les gens de métier très présents.
En troisième ? L'apéro bien sûr avec ce que cela sous entend de convivialité et d'échanges humains informels et chaleureux.
Le départ
Tout a commencé un jeudi matin, devant l'Hôtel de Région de Montpellier. Paradoxe plaisant, la remorque aux barriques et au slogan qui revendique de vivre du travail et non des subventions, est garée devant un palais où l'on délibère et où on accorde beaucoup d'aides publiques.

L'argument d'un tel périple est d'attirer l'attention sur une profession en plein désarroi, profession où perdre de l'argent à travailler est presque une règle générale : on marche sur la tête ! Ceux qui tiennent le coup comblent généralement leur déficit par l'emploi dans un autre secteur d'un conjoint. D'autres qui n'ont pas cette alternative en arrivent à des solutions plus définitives telles la cessation complète d'activité, l'abandon des terres ou... pire.
Hors de toute politique, les cinq tracteurs représentent respectivement l'Aude, l'Hérault, le Gard, les Pyrénées Orientales et le Languedoc-Roussillon. Convoi un brin désuet qui attire de suite la sympathie. La petite troupe de "paysans" - ainsi se nomment-ils eux-mêmes -, est consciente que les violences que le désespoir des leurs engendre de temps à autre ne fait qu'accroître l'incompréhension auprès de ceux qui ne connaissent que peu les métiers de la terre. Ce temps est révolu, même si dans la foule venu encourager les aventuriers, des bonnets rappellent en lengua d'oc qu'il faut tout faire péter.

Ce petit convoi relève a contrario d'une démarche hautement pacifique et autant que cela peut l'être, apolitique (zumeurs reviendra dans les prochains jours sur cet aspect).

Georges Frêche, président de la région, n'a pas hésité à endosser devant les médias le coupe-vent "paysan toujours" pour porter ses encouragements et solliciter tous les élus à passer au delà des stratégies de parti (Il est vrai qu'il est lui même en indélicatesse avec le sien propre). Il affirme - tant en sa qualité d'homme politique que celle d'historien - que la vigne a toutes ses raisons d'être en ce pays dont les terroirs ont de grandes qualités. Mais tant que la mondialisation apportera son lot de dérèglementation avec pour seul raisonnement, celui d'aboutir toujours au plus faible prix, la crise ne peut que perdurer et s'aggraver. Un exemple : il suffit à des vins de provenances diverses - en majorité de pays à main d'œuvre sous payée - d'arriver sur le territoire espagnol pour être rebaptisés d'origine du dit pays : de quoi mettre en en danger les viticulteurs de part et d'autre des Pyrénées tout en satisfaisant les centrales d'achat des grandes surfaces.
Qu'importe, en ce matin de grand vent et de soleil, l'humeur est à l'excitation, celle des grands jours...

Ça y est, les tracteurs démarrent et le convoi s'ébranle ! Et dire que Zumeurs (en exclusivité !) est embarqué pour deux jours.
OGM
Trois lettres qui font peur et qui reposent là encore le problème de la vision globale de la gestion des territoires agricoles. Les militants d'une culture saine et transparente ont tenu une conférence de presse au Club de la Presse de Montpellier afin d'informer et d'inviter un maximum de personnes à se retrouver ce jeudi 25 à 14h sous l'arc de triomphe de Montpellier en parallèle de la reprise du procès des neufs de Guyancourt (cf. arrachages de plants de maïs transgéniques).

Comme pour les viticulteurs du Languedoc-Roussillon, le mot d'ordre est l'action pacifique avec des actions annoncées comme joyeuses et colorées sans oublier des moments informatifs dès 16h et non loin du Peyrou à l'espace Pitot.
En complément et sur la toile, une vidéo dont on dit que Canal+ l'aurait interdite de diffusion (info non vérifiée).
11:15 Publié dans Actualités, Coup de coeur/Coup de griffe, Loisirs/Culture, Nature/Environnement, Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2007
En tracteur / Une veste ? / Il était une voix
En tracteur
Après quelques jours d'escapade en tracteur et entre acteurs de la vie rurale du sud, lors d'un périple Montpellier-Paris aux multiples facettes qui seront décrites ces prochains jours, Zumeurs revient en forme, de quoi affronter avec mordants les inévitables et souvent lamentables péripéties d'une autre campagne, celle de la Présidence de la République.

Une veste (ou une canadienne)

Des radios, des télévisions et une déclaration de la candidate la plus en vue ? Une radio périphérique (entendons par là qu'elle n'est pas en territoire français, seulement dans une principauté) ignore purement et simplement l'incident. Radios et télés bien françaises insistent lourdement sur le sujet qui aurait pris encore plus de place si un grand homme, un vrai, n'avait eu la fâcheuse idée de disparaître.

Ainsi donc, un tiers candidat, au prénom bien français (prononcer "ois" comme au XVIe siècle) avait-il eu quelque pertinence en parlant de médias sous contrôle. Qu'importe, le match vedette, "impérial/royal", prend parfois des tournures qui n'honorent pas ce que devrait être une vraie campagne électorale. Certaines leçons d'une élection antérieure devrait ramener à plus de mesure et de sens de la responsabilité.
Il était une voix
En attendant d'aller voter, ma voix ira à celle découverte par surprise lors des sympathiques tables d'hôtes de l'Antirouille, à savoir EVMA... qui elle, m'a réellement fait rêver.

D'autres photos d'EVMA
21:45 Publié dans Actualités, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


